Des rencontres qui finissent, plus ou moins bien.

Soyons francs, il s’agit d’une chanson pleine de rancoeur écrite par un petit mâle aigri à la suite d’une rupture brutale. Mais comme plus je m’aigris moins je maigris, alors je m’aigris moins pour plus maigrir. C’est un peu gros mais ça passe.
Ceci écrit, il y a passablement de jeux de mots, de références absurdes et de trucs insensés dans cette chanson pour que vous en lisiez les paroles, qui sont sous l’extrait.

ANIMAL
Qui t’a laissé croire ma belle,
Que je serais un jour,
Ton animal de compagnie ?
Faut-il que tu plaises,
Mais peu importe à qui,
Pourvu qu’il te mette à l’aise,
Qu’il ait oseille et t’offre sa vie ?
Qui t’a laissé croire ma belle,
Que je serais un jour,
Ton porte-charentaises ?
Que je sois ton mousse,
Mon capitaine que je te trousse,
Avant de te mettre en bière,
Toi qui distilles tes charmes,
Comme d’autres, clandestines,
Vendent des leurres,
Appâts trompeurs et bas de soie,
Ça va de soi.
Qui t’a laissé croire, cruelle,
Que je serais un jour,
Ton « décors-homme » ?
Comme dans son cadre un papillon,
Epinglé là, parmi d’autres,
Comme les zéros,
Sur la carlingue de Boyington,
Autant de trophées, ma fée,
Ma sorcière d’hier,
Oh tant d’émois, de têtes brûlées,
De bras de fer.
Comment as-tu pu croire ma belle,
Que je serais un jour, de guerre lasse,
Ton porte-bannière ?
Le temps qui passe, ne laisse hélas,
Que peu de traces,
De nos ébats en zone franche, et par là même,
Comme un derviche, tournant à vide,
Je te laissai là la mitraille, les combats,
Et le stress,
Pour une vie moins « strass ».
Qui nous a laissé croire ma belle,
Que nous serions un jour,
Des animaux de compagnie ?
Faut-il que nous plaisions,
Mais peu importe à qui.
Pourvu que nous soyons à l’aise,
Jusqu’à la fin de nos vies.